Human Exchange
Les échanges nous donnent une appartenance à la grande famille humaine
Il fut donc écrit que notre année commencerait à Katmandou, sous tension, couvre-feu, violences politiques et militaires (ne pas manquer notre article décrivant le contexte au Népal1). Le travail de Corinne, visant à redonner espoir à des femmes et enfants menacés ou victimes de prostitution et d’esclavage de toutes natures, n’en a que plus de sens.
La traditionnelle mousson d’hiver n’étant pas cette année ici au rendez-vous (signe supplémentaire de dérèglements climatiques locaux de moins en moins contestables2) cela nous permet de profiter de week-ends ensoleillés et d’aller balader dans la vallée essayant de nous remémorer les enseignements de notre maître tibétain sur l’éphémère de l’existence, la justice face à la mort et la formidable absurdité de la croissance matérielle incontrôlée de cette époque. Encore résonnent les mots de Krisnamurti : « Le vent du désert balaie la trace du voyageur. Seul s'imprime le pas présent. Passé, le futur... du sable lissé par le vent ». Ou comme le disait François Patant3 d’une manière plus concrète : « Il ne s’agit pas de préparer un avenir meilleur mais de vivre autrement le présent ». Car tous les moyens technologiques et matériels existent pour régler l’ensemble de problématiques que rencontre l’humanité (par exemple4). Seule souvent manque la volonté politique5 et personnelle6.
A chacun et chacune s’il le souhaite de mettre ses choses ou d’autres en places, ici ou ailleurs7, mais maintenant6!
Nous voilà donc entrain de nous réapproprier le moment présent, hors du temps et des bombes, perché entre la Chine géante et l’Inde envoûtante.
Bref, en 2006, nous non plus, on ne s’ennuiera pas !
Références :
1 Le contexte politique au Népal par Corinne Thomée en janvier 2006
2 A 360 View of Climate Change par NorthSuthEastWest
3 Réseau des Objecteurs de Croissance pour l’Après-Développement – ROCADe
4 Vers la décroissance, Écofascisme ou écodémocratie par Serge Latouche dans Le Monde Diplomatique de novembre 2005
5 L’année des impatiences de Jacques Attali en janvier 2005
6 Un avenir durable, social et solidaire, ça passe par moi !
7 Ici ou ailleurs, que faire ? formation Iteco pour le développement et la solidarité internationale
Jusqu’à présent nous n’avons jamais abordé la situation politique du Népal dans nos articles… tout simplement parce que la situation était très calme. Nous sommes arrivés dans une période de cessez-le-feu. Mais voilà, le cessez-le-feu s’est arrêté… et les armes sont sorties des placards.
Au mois de décembre, lors d’une fête célébrant la pleine lune à Nagarkot, à quelques 30 kilomètres de Katmandou, un homme de l’armée népalaise, apparemment ivre, a tiré sur la foule… au hasard, suite à une dispute avec un groupe de jeune faisant la fête – ou gang, selon les journaux – laissant derrière lui 14 morts et une vingtaine de blessés. L’homme, devenu fou – ou commandité par d’autres militaires, selon les journaux – est mort suicidé – ou assassiné, selon les journaux. Cette histoire sombre, qui laissera traîné une ombre de mystère – les militaires jouissant d’une certaine impunité – a entraîné une banda à Katmandou – une « grève » des transports paralysant la ville et la rendant étrangement calme (Katmandou sans klaxons, c’est extraordinaire !) et la fermeture des magasins – et des manifestations tournant aux émeutes dans toutes les villes du pays, faisant un grand nombre de blessés et de personnes arrêtées. Dans ces moments, on ne peut s’empêcher de penser : cette fois, ça va exploser… mais non… comme à chaque fois, la tension retombe et le lendemain Katmandou retrouve son rythme de vie et même une certaine sérénité…
Au mois de janvier, les maoïstes ont attaqué des postes de police gardant les entrées de la vallée de Katmandou… Vendredi passé, une grande manifestation organisée par la coalition des sept partis politiques a été interdite par le roi. Il a fait arrêter et emprisonné 70 leaders politique et activistes la nuit précédent la manif et a brusquement imposé un couvre feu le jour de la manif de huit heure du matin à six heure du soir (journée de congé imposée… obligation de rester tranquille chez soi, il y en a qui pourrait presque être jaloux !), en complément au couvre feu de la nuit. Bien sûr, le lendemain, des manifestations « spontanées » et des affrontements avec la police armée ont eu lieu à Katmandou, évènement relaté dans les journaux belges de ces derniers jours. Des actions sont prévues dans les prochaines semaines… notamment une banda (grève générale) de six jours (on se prépare à une semaine de tranquillité… et on pense surtout à faire des provisions, nous qui avons la chance – ou plutôt l’argent – pour acheter des vivres à l’avance!).
Nous vous rassurons tout de suite… nous ne nous sentons pas du tout en insécurité ! Dans notre quartier tranquille de Bishal Nagar, c’est à peine si on se rend compte de quelque chose. Les militaires font presque partie du paysage urbain…
Mais, nous profitons de cet article pour parler « brièvement », à ceux qui souhaiteraient en savoir un peu plus, de la situation politique du Népal : une stable instabilité.
Le roi fait son coup d’état
Pour comprendre le conflit actuel, il faut remonter un peu dans l’histoire. Avant les années 50, le Népal était un royaume féodal fermé gouverné par une dynastie de premiers ministres de la famille Rana, usurpant les pouvoirs du roi. Après l’indépendance de l’Inde en 1948, les opposants du régime (notamment le parti communiste créé en 1949) exilés à Bénarès et Calcutta s’organisent pour monter une opération visant à renverser le régime. En 1950, le roi du Népal Tribhuvan se réfugia en Inde. A Katmandou, le premier ministre Rana fit proclamer roi le petit fils de Tribhuvan qui n’avait que 2 ans afin de maintenir la fiction qu’il détenait ses fonctions du souverain légitime. Les opposants attaquèrent en plusieurs points de la frontière et grignotèrent partiellement le territoire. Après six mois de guerre, le premier ministre capitula. En 1951, le roi Tribhuvan revint à Katmandou et proclama la déchéance des Rana.
Le Népal ouvre ses portes aux étrangers et le roi essaya de créer une monarchie constitutionnelle. Mais, en 1955, le roi Tribhuvan meurt et son fils, Mahendra prit le pouvoir. En 1959, une constitution fut adoptée et des élections furent tenues pour former une assemblée nationale. Le parti communiste s’oppose au Parti Népalais du Congrès qui défend les intérêts des grands propriétaires terriens et de la bourgeoisie.
En 1960, une révolte de paysans contre les grands propriétaires fonciers et les usuriers qui s’accrochent à leurs privilèges est menée par les communistes. Le roi Mahendra profite de l’occasion pour démettre le cabinet, emprisonner la plus part de ses membres, suspendre le parlement et à promulguer une nouvelle constitution lui octroyant tous les pouvoirs et interdisant les partis politiques (vous verrez que c’est une pratique assez courante chez les rois du Népal...). Le parti communiste entre dans la clandestinité.
En 1972, le roi Birendra succéda au roi Mahendra et s’efforça de sauvegarder le système politique en maintenant l’interdiction des partis politiques. L’arbitraire, la corruption et une montée des prix, consécutive à de mauvais approvisionnements, alimentèrent la colère du peuple. La violence éclata en 1979 : des protestations et des grèves eurent lieu. Le roi fit appel à la force pour endiguer le mouvement mais sans grand succès. En 1990, la situation tournant en manifestations populaires sanglantes, le roi leva l’interdiction des partis politiques et nomma un gouvernement intérimaire. Une nouvelle constitution fut promulguée instituant une monarchie constitutionnelle multipartite. Le début des années 90 est alors une période d’espoir pour les népalais… enfin, ils croient pouvoir atteindre la démocratie.
Les Maos imposent leur révolution
Le Parti Communiste du Népal connut toute une série de division entre 1960 et 1990. Trois branches principales se constituèrent dont le parti maoïstes, branche radicale s’orientant très tôt vers l’idée de la prise du pouvoir par la force et excluant du parti tous les membres qui ne prennent pas cette orientation. Selon les maoïstes, le Népal étant un petit pays montagneux, la situation est favorable à la guérilla et seule une guerre populaire armée de longue durée, comme la révolution de Mao en Chine pourra mettre fin à la misère et l’oppression.
A partir de 1995, les maoïstes lancèrent leur lutte des classes. Ils déclarèrent un programme politique en 40 points mélangeant des revendications sociales et politiques et des aspirations nationalistes contre les impérialistes (américains) et les expansionnistes (indiens). Ils réclament notamment l’abrogation des traités avec l’Inde (notamment sur la question de l’énergie… car, comme vous ne le savez peut-être pas, l’Inde exploite les ressources hydraulique du Népal puis revend l’électricité au Népal… le Népal n’ayant plus assez d’argent pour acheter l’électricité venant de son eau… nous avons trois fois par semaines des coupures de courant en vue de faire des économies !!), l’abolition de la monarchie, l’abolition de l’hindouisme comme religion d’état, la lutte conte l’intouchabilité, la lutte contre la discrimination des castes (toujours présente au Népal malgré l’abolition des discrimination des castes dans la loi), la lutte contre les propriétaires terriens (le partage de la terre entre les paysans), l’égalité des filles en matière d’héritage, la mise sur le même plan de toutes les langues du Népal… Et bien oui… pourquoi pas éliminer les inégalités ?
Les maoïstes prennent progressivement le pouvoir sur les zones rurales pour encercler la capitale, suivant ainsi la stratégie de Mao. Dans les districts qu’ils contrôlent, les maoïstes instaurent un gouvernement parallèle avec leurs propres institutions judiciaires, scolaires, agricoles et militaires. Les jeunes sans réel espoir dans l’avenir, rejoignent les maoïstes dans leur lutte.
Les maoïstes luttent pour l’établissement d’une démocratie par la force (!), et utilisent à la fois la séduction (développement, éducation, lutte contre la discrimination et la pauvreté…) et l’autorité (répression, peur) pour avoir le soutien de la population.
Les rois s’entretuent
Le 1er juin 2001, dix membres de la famille royale furent tués dans une fusillade au palais royal à Katmandou, dont le roi Birendra lui-même. La thèse du complot contre le roi Birendra, trop laxiste avec les maoïstes est évoquée. Gyanendra, considéré comme un grand propriétaire féodal capitaliste comprador et trafiquant de drogue et soupçonné d’avoir commandité le meurtre de la famille royale (une bonne image pour commencer un règne !), accède au trône et décide d’impliquer l’armée pour une répression plus dure des maoïstes. Le roi Gyanendra est autoritaire et cherche à rétablir un pouvoir monarchique et un régime autoritaire. Les partis parlementaires accusent le roi d'avoir usurpé le pouvoir exécutif. Ils manifestent dans les rues pour rétablir la démocratie qui était entrain de naître au Népal.
G. W. Bush s’en mêle …
A la suite du 11 septembre 2001, les « insurgés » deviennent des « terroristes ». Et les américains interviennent au nom de la « lutte contre le terrorisme ». Le 13 janvier 2002, une équipe d’experts militaires américains arrivent à Katmandou pour assister l’Armée Royale du Népal afin de neutraliser les maoïstes. Comment expliquer l’intérêt des Etats-Unis pour un pays aussi pauvre ? Par sa position stratégique entre deux puissances mondiales : l’Inde (une puissance nucléaire) et la Chine (un bastion du communisme).
Les armuriers belges s’en mêlent …
En septembre 2002, le gouvernement belge vend 5500 fusils mitrailleurs au Népal. Le parti écolo proteste contre cette décision en citant l’engagement des pays européens à vendre d’armes à de pays où « une telle livraison renforcerait vraisemblablement le conflit à l’intérieur ou à l’extérieur de ce pays ». Le 8 janvier 2003, le Népal reçoit ces armes.
La paix échoue ! Qui l’eu cru ? L’eusses-tu cru ?
Des rencontres entre le gouvernement et les maoïstes sont organisés mais les pourparlers de paix échouent.
Le 1 février 2005, le roi décrète l’état d’urgence, reprend tous les pouvoirs en mains et dissout le parlement. Il en profite également pour couper tout moyen de communication pendant quinze jours (téléphone, Internet… les mobiles sont restés éteins trois mois).
Les restrictions des libertés du à l’état d’urgence et les actions musclées de l’armée qui touchent aussi bien les activistes maoïstes que les civils entraînent la colère du peuple népalis. La dictature imposée par le roi Gyanendra légitime d’autant plus la guérilla auprès du peuple. Mais la violence des maoïstes non fondée (la force comme moyen de pression n’avait aucune raison d’être utilisée dans le contexte dans laquelle la guérilla a débuté puisque sous le roi Birendra, le Népal n’était pas une dictature) entraîne la peur… Le Népal coincé entre deux grandes puissances a réussi à maintenir son territoire et à en faire une « zone de paix », mais peinant depuis 50 ans pour trouver le chemin vers la démocratie et sortir de la pauvreté, c’est de l’intérieur que royaume est actuellement menacé d’une part par une guerre populaire maoïste et d’autre part par une dictature aristocratique. Les népalais, pacifiques et paisibles, se retrouvent pris entre deux fusils… ne sachant vers où se tourner… les partis politiques démocratiques étant souvent perçus comme faibles et corrompus. La situation semble sans issue… Un français de Katamandou disait, avec son air un peu cynique et provocateur que nous lui connaissons bien, que finalement, la meilleure solution, ce serait peut-être que l’Inde ou la Chine envahisse le Népal… Blague à part, le peuple népalais se vide de son espoir année après année… La paix et la démocratie sont-elles inaccessibles pour ce si beau pays ?
Népal, une nouvelle spirale de violences - La Libre Belgique le 23/01/2006
Au moins 20 personnes sont mortes lors d'une attaque de la guérilla maoïste au Népal - Le Monde 22/01/2006
Le pouvoir népalais instaure le couvre-feu à Katmandou pour faire taire l'opposition - Le Monde 20/01/2006
Attaques contre des policiers - La libre Belgique le 16/01/2006
Népal, fin de la trêve des rebelles maoïstes - La libre Belgique le 03/01/2006
Au Népal, les rebelles mettent fin à une trêve de quatre mois - Le Monde 02/01/2006
Nous voila donc ensemble à Katmandou.
Ma première mission, le lendemain de mon arrivée triomphale, fut de ramener du bois pour le feu. Ne voulant pas décevoir mes hôtes (qui s’avèrent être 3 charmantes hôtesses), Stéphanie, Mireille et Corinne. J’espérais donc pouvoir dénicher un bois labellisé FSC (issue d’une sylviculture durable), mais ne connaissant pas encore assez la ville, je fus simplement bien content de rapporter quelques vulgaires bûchettes. Ma bien aimée allait dès le lendemain commencer à remédier en partie à mes lacunes en me faisant tourner autour d’un temple où les fidèles hindous viennent déposer pieusement un puja, rencontrer Thamel l’incontournable, contourner Durbar square et ses palais avant une première modeste introduction à la méditation dirigée lors d’une séance de relaxation « Yoga Nidra » (le Yoga du sommeil) permettant la rencontre de Bouddha… pour ceux qui ne s’endorment pas comme moi !
Le soir même nous fêtions « Noël » en plein air (ça caillait un peu cette fois… faire une soirée dehors le 24 décembre, quelle idée !) à l’Alliance Française, avec un majestueux repas de fête composé de momos et de frites (ben oui, ils n’ont pas trouvés de dinde, alors ils ont fait ce qu’ils pouvaient), arrosé de bières, partagés par quelques expatriés (une toutes petite poignée… ont-ils vraiment tous déserté Katmandou pour fêter Noël dignement ?) et d’une centaine de jeunes étudiants Népalais de l’Alliance déchaînés. Les traditionnelles retrouvailles entre famille et amis, et les réjouissants repas qui s’en suivent nous manquent certainement (surtout le homard!… mais non bien sûr, surtout votre présence à tous). L’absence d’ambiances fastueuses et de consommations frénétiques permet par contre de revenir à l’essentiel. Il y plus de 2000 ans un être généreux et pieux parcourait les routes du monde et appelait d’une manière exemplaire, presque divine, à la paix, au don de soi et à la Fois dans le mystère de nos vies.
C’est à cette occasion que nous étions également les invités de la messe de Noël à l’église Protestante de la famille népalaise qui vit avec nous. Une cérémonie qui dura toute la journée (entrecoupée d’un copieux pique-nique servi dans des assiettes jetables en feuilles de bananiers – ce qui est nettement plus écologique et sympathique que le plastique) et qui inclus les fiançailles de Shiva, notre home keeper (petite remarque : ici, ce sont les témoins qui passent la bague aux doigts des fiancés… pas de contact physique avant le mariage !?) et des danses et des chants préparés avec soins par les enfants de la paroisse. Lors de cette journée, les chants ont pris une place prédominantes, la chorale les entamant avec beaucoup de ferveur et vivant des moments d’illumination...
Ce retour à la religion chrétienne fut, pour notre part, complété par le tour de la stupa bouddhiste de Swayambunath. Cette journée, doublement spirituellement métissée, se termina au coin d’un feu de bois (dorénavant, un grand classique du dimanche soir dans notre petite communauté de Bishal Nagar…), avec des crêpes et des fraises (les « Fraises de Noël », vous ne saviez pas que ça existait ?), ce qui compléta merveilleusement cette trinité.
Aaah, m’y voilà, depuis 1 moi c’était LA perspective a atteindre ! Si chaque moment d’un tel voyage a sa petite part d’inoubliable, l’arrivée est de l’ordre de la plus merveilleuse des récompenses.
23h55. J’ai finalement trouve une sorte de sonnette. Tous les chiens du voisinage sont aux abois. Un jeune Népalais vient vers la grille. Elle s’ouvre à demi en grincent de partout.
« Does Corinne live here ? », je demande encore très hésitant par rapport à l’endroit ou je me trouve.
« Cowrin ? » s’interroge mon jeune ami dont l’expression soudain s’éclair et part en généreux sourire : « Oh, you are Corinne’s boyfriend ? » et la grille qui s’ouvre pour me laisser passer. « Yes, come in, you’re welcome ! »
Là soudain c’est l’instant de grâce pur, je sais que cette partie de voyage est finie, que Corinne dors dans sa « grande chambre froide » quelque part derrière l’un de ses murs vers lesquels nous nous dirigeons. Nous entrons. Je pose mon compagnon de sac dans un coin du corridor resté sombre. Pour lui ça ressemble à une délivrance. Il en a subit des soutes à bagages, des étagères de wagons et des heures passées dans le froid ligoté, compressé, transbahuté sur le toit de bus de nuits ! Il a même fait des fonds de calèches ! Mais là, un répit lui est offert.
Tilagk, qui m’a accueilli, est monté et chuchote quelques mots à une porte.
« Benoit ? » j’entends en haut de l’escalier la douce voix tant espérée.
Yahooou !
Bien avant cela, je peux dire que j’ai un peu foiré ma traversée de l’Inde. 3 jours (72H) de Visa c’est trop court dans un pays comme ça ! Bloqué à New Delhi, ne pouvant avoir rapidement un nouveau train comme je l’avais prévu pour poursuivre, j’ai du me résoudre à prendre un taxi pour qu’il m’amène à la frontière la plus proche avec le Népal. 9h de trajet plus tard (pas bon pour la cotisation à Negawatt ça !) je suis arrivé dans un endroit inconnu (Bambassa), région assez paradisiaque à cette saison, faite d’eau et de végétation luxuriante, de petites maisons typiques en terre paille, des buffles bien gras, de chevaux et des gens souriant. Wouaw, j’en suis encore sous le charme !
Ce qu’à ce moment là je ne savais pas encore, c’est que c’est dans cette région (le Teraï) que « Planète Enfants » effectue son travail de terrain. Quelques heures de bus plus tard, justement, je réveillais la maisonnette de l’organisation à Katmandou, et retrouvais Corinne !
Yeaaah !
En Belgique !!!
:)