Human Exchange
Les échanges nous donnent une appartenance à la grande famille humaine
Nous voilà en possession de nos visas pour le Pakistan et l’Iran : la route de l’Ouest nous est ouverte.
Là, ces démarches administratives, ces allers et retours d’une ambassade à l’autre au cours des dernières semaines et jours nous ont permis (forcé) de découvrir la capitale de l’Inde. Deux villes s’entremêlent ici, Old Delhi, la populaire – ruelles chaotiques, fourmillantes, bazardesques – et New Delhi, l’impériale – avenues larges, vertes, espacées. Le Tout parsemé d’innombrables monuments historiques issus pour beaucoup de l’imposant empire moghol. Qutab Minar, la première mosquée d’Inde, construite entre le 12eme et 14eme siècle comme une poupée russe de plus en plus grande… le dernier minaret entier atteignant 73m de hauteur ; la tombe de Humayun, un Mausolé antérieur au Taj Mahal mais qui y fait penser étrangement ;
le Vieux Fort (Purana Qila) et l’imposant Fort Rouge (Lal Qila) ; la magnifique mosquée Jama Masjd, le point final de l’extravagance architecturale de l’empereur Shah Jahan, le père du Taj Mahal. Des mosquées, des fortins, des bâtiments administratifs et des arcs de triomphes… entourés de plans d’eau et de parcs… toutes des zones refuges bien desservies par les bus de la ville et le métro dernier cri supra moderne que l’élite et la jeunesse, un GSM dans une main, un I-pod dans l’autre empruntent, évitant le grouillement populaire des bus.
Un coup de cœur pour le Lotus Temple (Bahai Temple) qui nous fait découvrir la foi bahá'íe, la plus jeune des religions mondiales indépendantes. Son fondateur, Bahá'u'lláh (1817-1892), est pour les bahá'ís le plus récent des messagers de Dieu, dans une lignée dont les origines se perdent dans la nuit des temps et où s'inscrivent Abraham, Moïse, Bouddha, Krishna, Zoroastre, Le Christ et Mahomet. Bahá'u'lláh affirme l'existence d'un seul Dieu, ce qui rend possible l'unification de la famille humaine et l'édification d'une société mondiale pacifique.
Mettons le cap sur le nord-ouest… c’est le retour !
Six heure du matin, le jour se leve, des nappes de brumes planent sur le Gange, une petite cloche sonne sur les ghâts de Koyalghaty, quelques pèlerins et sâdhus y prennent un bain sacré, encensé. Nous trottinons vers le Yoga Study Center. Rudra, le maître-tyran-bon enfant entre en scène. Ôm, Ôm, Ôm… Nous yoganisons trois heures durant. S’écarquillant, se renforçant, s’oxygénant, transpirant… les postures s’enchaînent dans une combinaison savamment agencées nous permettant d’aller méthodiquement de plus en plus loin dans notre étude de la plus juste position. « Study your condition », « Elongate your spine », « Look at your arms, watch your back, slowly inhale », « Who is that woman who is doing wrong ? », « Stay there !! », « Come here… quickly more ! ». Ensuite, les discours de Rudra entre les asanas permettent d’aborder le sens spirituel de ces pratiques.
Dix heure, la ville est réveillée, les gens vont et viennent, le temps est clair, le soleil a déjà tout réchauffé. Nous nous empressons d’aller déjeuner. Apres les cours, nous vivons notre séjour ici simplement… sieste, lecture et de temps à autre, course au bazar pour nous préparer de petits plats spices-free, ou mini- excursions vers le nord de Rishikech, la plus vibrante partie de la ville où se concentrent ashram et boutiques.
En début de soirée, la corne de brume du dieu Brahma résonne dans le lointain, nous retrouvons Rudra pour des séances de discussions ou de correction de posture, parfois remplacées par quelque festin.
La vie ici est un long fleuve tranquille.
Nous debarquons, Marie-Laure, Benoit et moi, au Rajasthan par Ajmer, a quelques kilometres de Pushkar, petite ville couleurs pastels autour d’un lac sacre. Nous abordons cette ville encore malalaise dans notre position de touristes. Sur le lac, un (faux ?) brahmane nous presse d’offrir une fleur au lac. Consternes par son agitation qui ne cadrait pas avec la quietude de ce lieu de devotion, nous lui demandons de se calmer... ce qui ne l’a apparemment pas appaise du tout ! Un tour du lac nous permet de mieux apprecier cet endroit mais nous gardons l’impression d’etre surveille.
Arriver au Rajasthan, c’etait comme changer de pays. Je perdais tous mes reperes - tous les gestes et les manieres acquises au contact des gens du sud semblaient ici obsolete. De retour au point de depart, avec mes manieres d’occidentale, je n’ai pas reussi en trois semaines a deceler les comportements de politesse et les relations sont toujours restees rudes. Ici, on se confronte a l’autre... que se soit entre indiens et occidentaux ou les indiens entre eux, la relation semble toujours au premier abord tendue meme si des gestes de solidarites se revele au fur et a mesure. Mais a force de mini-agression, ca porte sur les nerfs, jusqu’au moment ou je pete franchement les plomb, repondant par une agressivite franche... C’est aussi ca le choc culturel – l’occasion d’observer comment l’on reagit face a differents mode de relation.
De Pushkar, un bus nous amene a Jaipur pour une visite eclair de la ville rose. Fin d’apres-midi, les palais fermes, nous ne pouvons qu’apprecier l’architecture des fortifications et des palais de la capitale flamboyante du Rajasthan au couche du soleil.
Le train n’arrive pas. Couches sur le quai, nous passons la premiere partie de notre nuit, revant de la couchette qui nous attend. Deux heures du matin, le train entre lentement en gare. Les gens reposant sur le quai s’active et, sans trop comprendre le mouvement qui se produit, nous penetrons dans notre wagon et atteignons tant bien que mal nos couchettes ou toute une famille s’etait deja etablies... souriant betement lorsque nous leur demandons de degager apres s’etre assure que, non, ils n’avaient pas de tickets, non, ce m’etait pas une erreur ou de l’overbooking... mais bien un piratage de couchettes !! Le train quittait Jaipur lorsque nous avons enfin pu retrouver le sommeil.
Le matin, nous arrivons a Jaisalmer –
grand chateau de sable qui evoque les routes de commerces dans le deserts et les sieges sanglants du moyen age. Les habitants de la citee, trimant autrefois pour un Maharaja, travaille aujourd’hui pour un autre dictat. Cette petite citee au porte du desert, pourtant menacee par de multiples pressions (notamment le pompage d’une trop grande quantite d’eau), est aujourd’hui totalement orientee vers les touristes venus en nombre pour un trip dans le desert. Nous laissons de cote le Kamel Safari, Jaisalmer se suffit a elle-meme. Un vent chaud souffle sur la forteresse – non loin, un vaste champ d’eolienne donne une touche de modernite au paysage du Thar. Le lever et le coucher du soleil plonge la cite doree dans une atmosphere de douceur.
Un train, bonde, bordelique (on n’est plus en Inde, on est dans un pays sous-developpe !), nous amene a Jodhpur, ville autour d’un fort perche sur une colline. En face du fort, se confronte fierement le colossal Umaid Bhavan Palace, un monstre construi en 1929 par le Maharaja Umaid Singh. Cette batisse massive abrite aujourd’hui un hotel de luxe n’ayant rien perdu de son style art deco. En revenant du palais, une petite ballade dans la ville nous laisse perplexe... cette ville est sensee etre bleue... un leurre des photographes ? Le soir, Benoit nous quitte pour pousser sa route vers le nord – Marie-Laure et moi decidons de continuer notre voyage dans l’Inde des Maharajas d’hier et d’aujourd’hui.
Le lendemain, nous grimpons jusqu’au fort en passant par Jaswant Thada, un cenotaphe de marbre construit pour le Maharaja Jasuant Singh II en 1899, offrant de vues splendides sur le fort et la ville. Le fort de Meherangarh se visite avec un audioguide – une premiere en Inde – nous menant des fortifications medievales aux appartements des femmes en passant par la cour des audiences et de l’astrologue. La ville s’etale au pieds des remparts et, de la, nous obervons qu’elle est effectivement dominee par une teinte bleu ciel.
Quittant la chaleur du desert, nous retrouvons, au Mont Abu, la pluie – les nuages accroches aux pointes des collines entourant le lac. Nous imaginons les montagnes sauvages et les vues plongeantes vers la vallee... mais nous devons nous contenter d’observer les indiens sur leur pedalos ! Nous visitons un temple Jain d’une rare sensibilite, avec ses fleurs de lotus taillees finement dans un marbre presque transparent.
A quelques heures de bus au travers de verdoyantes collines, la ville de Udaipur, un must du Rajasthan, nous semble ecrasee sous la pluie. Le lac, entoure de palais et en son centre, un palais transforme en hotel de luxe, nous offre des vues jolies mais un peu limitees... les ballade en bateau etant suspendue a cause de la pluie, nous n’aurons jamais la prise de vue des catalogues de vacances. Il pleut des cordes... le lac deborde ! Un evenement. Les indiens affluent pour voir le spectacle du lac recouvrant les ghats et s’infiltrant dans les ruelles. Marie-Laure et moi, les pieds dans l’eau, un peu morose, nous nous refugions dans le musee et les boutiques esperant se secher un peu entre deux averses.
Le bus de nuit nous amene loin des inondations... Le soleil brille a Agra et le Taj Mahal resplendit. Mais Agra, ce n’est pas que le Taj Mahal et nous commencons par la visite du Fort Rouge, construit en 1565 par l’empereur Akbar. Le fort, d’abord structure militaire a ete complete par un palais de marbre par Shah Jahan, fils d’Akbar. Ces murs blancs finirent par etre sa prison lorsqu’il y fut enferme par son fils Aurangzeb pendant huit. De la, Shah Jahan admirait le Taj Mahal qu’il faisait construire en memoire de sa femme tant aimee. Nous apprenons que pour l’anniversaire du Shah, le Taj Mahal est expetionnellement ouvert gratuitement pendant trois jours... une aubaine ! le monument le plus cher d’Inde ! Nous ne reportons plus notre visite et apprecions d’autant plus ce majestueux monument erige entre 1631 et 1653 pour l’amour d’une femme.
Grandiose et delicat, le Taj semble hors du temps, comme s’il n’avait pas subi les effets de l’age, sa blancheur reste immaculee... bien que ces dernieres annees, les experts sont de plus en plus preocupes par les domages causes par la pollution atmospherique. Les pluies acides provenant des emissions des industries et des vehicules commence a decolore le fameux marbre et a erode les sculptures. Des mesures ont ete prises en 1994 pour freiner le developpement industriels d’Agra (dont le paysages est deja parseme de cheminees fumantes) et banir les vehicules polluants autour du mausole (ce qui n’est pas franchement flagrant). Mais la, a cet instant, le soleil se couche sur le Taj Mahal, faisant ressortir la teinte jaune de son marbre. Dans les jardins, la foule admire le joyaux jusqu’a la tombee de la nuit. Nous revenons le lendemain matin pour voir le Taj sous un soleil levant et dans la quietude des leve-tot. Plus tard, nous allons sur l’autre rive, admirer le Taj Mahal sous un autre angle : son reflet dans la riviere Yamuna au soleil couchant.
Fatepur Sikri, non loin de Agra, fut la capitale de l’empire Moghol entre 1571 et 1585. Cette cite brillante au niveau architecturale fut erigee par Akbar sur une zone frappee de penurie d’eau, elle fut donc rapidemment abandonnee, laissant le palais fait d’une suite de cours et de colonade bien preserve. Juste a cote, la mosquee Jama Majid accueille encore les fideles par une impressionante porte de 54 metres de haut... de quoi se sentir domine.
Apres un long trajet de train, nous revenons a Bombay, contentes de revenir dans un endroit connu. Les deux derniers jours furent consacrees au shopping dans les bazaars de tissus jusqu’a l’overdose de couleurs et de matieres.
Apres ces quelques jours a Bombay, le gros du programme culturel a commence : le Rajasthan !
C'etait effectivement tres beau, mais me sentant perpetuellement assailli et cloisinne par des contacts commerciaux visant a me faire consommer des temples, de vieux chateaux, de colossales fortifications Marwari, de l’eau en bouteille, du dromadaire, des dunes, des pujas, du rickchaw, du taxi et mille brols en tous genres... je n’ai pas resiste a la pression de cet environement schizophrene ! D'une part les gens que l'on reconcre sont completement fascine par le monde occidental, il cherchent l’argent et pas l’amitie ! Ils sont prets a vendre leur ame (en plus de leurs organes (1)) pour obtenir une piece, un bic, une photo, une adresse, travailler avec les touristes, ... D'autre part, nous, nous cherchons plutot a fuir le contact avec cette population actuelle, on veut s'en proteger. Il n'y a donc pas de vraies rencontres. Cela cree une sorte d'apartheid touristique, qui nous permet de decouvrir plus ou moins tranquille leur ancienne culture eteinte. Peut-on parler d’une sorte de Disneyland en Somalie ? Cela ne permet en tous les cas a aucun moment aux deux mondes de se comprendre ou de partager les memes preocupations. Et comme le disait Alexendra David-Neel, la femme Lama : « Celui qui voyage sans rencontrer l’autre ne voyage pas, il se deplace ».
Si au moins le mythe de participer au developpement des populations locales en leur offrant du travail et des rentrees financieres pouvait etre reel. Mais si tel etait le cas pourquoi tout ces bidonvilles des qu’on s’ecarte d’1 km des zones touristiques ? A qui profite notre deplacement ? Pourquoi le Rajasthan l’etat d’inde le plus prise par les touristes est-il aussi l’un des moins developpé economiquement, l’un des moins alphabetisé (2), l’une des plus bordélique au niveau des transports publiques et le seul qui a droit a des essais nucleaires en plein air (a Pokharan, juste entre Jesalmer et Jodhpur (3)) ? Les autochtones qui ont abandonne leur travail pour se consacrer aux activites touristiques (c'est moins difficile!) ne se sont-ils pas simplement enchaines aux hoteliers, riches proprietaires ou d'autres intermediaires qui ont deja mis la main sur la rente touristique, les privant d'un veritable auto-developpement ? Et puis, qu'advient-il lorsque le touriste ne vient pas (comme au Nepal ou apres le 11 septembre) ? En effet, l’epineux probleme de la pauvrete semble bien difficile a regler, certains, comme don Helder Camara ou Mere Theresa disent que nos gestes d’assistance rabaissent encore l’estime de soi de celui qui recoit et rendent les hommes encore plus assistes, sauf si ces gestes sont accompagnes d’autres destines a extirper la racine de la pauvrete. Est-ce le cas du Tourisme de masse (?) - qui n’a toujours pas integre « le peril climatique » (Nicolas Hulot) et debarque des avions, avec ses bouteilles en platiques (1000 ans a se decomposer une fois envole dans le desert), ses liquidites et ses habitudes de consommation, pour prendre de belles vacances culturelles bon marche (ou une annee sabatique) dans le misere des autres.
L'inegalite et la fracure du genre humain est flagrante! Des masses qui ne se rencontre pas (4). Si peu d'individu unique, inimitable. Comment faire pour renouer un dialogue et echanger les experiences qui sont les seules solutions peuvant faire vibrer la corde de l'humanite commune, si necessaire dans le monde contemporain - y compris pour s'unir contre un systeme qui ecrase les hommes et les cultures (5) ?
La n’arrivant pas, aujourd’hui, a m’adapter, a accepter cette image de la societe dont je viens et jouir des "rencontres", j’ai pris la fuite vers New Delhi et commence a arranger nos histoires de visa pour le retour. Cette incapacite a m'entendre avec les "Autres" (E. Levinas), a me mettre dans leur peau revele la faillite de mon Etre et pose la question de mon intelligence (R. Kapuscinski). Oups!
Je me suis maintenant refugie a Rishikesh, capitale mondiale du yoga, qui en 1968 se decouvrait au monde losque les Beatles s'y instalerent dans un ashram pour quelques mois. L'histoire dit qu'ils y ecrivirent des tonnes de chansons, dont beaucoup se retrouverent sur leur double disque le "White Album". Il semble qu'un petit quelque-chose de John Lennon, presque 40 ans apres, plane toujours ici. Merveilleux endroit, si l’on veut, offert aux idealistes indiens et occidentaux pour chercher l'illumination spirituelle. Ici, le Gange, le fleuve le plus sacre du monde coule imperturbablement apportant dans ces eaux la vie et l'energie pour tout un peuple. Il reveille un sentiment de mystere qui entour nos existances et nous lie a toute la creation.
Joi, Paix et Admiration.
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1) Epidémie de suicides dans les campagnes, Courrier International 2006. 2) Des jeunes prets a tout pour reussir, Courrier International 2006. 3) Nucleaire : montee en premiere division, Courrier International 2006. 4) La fracutre sociale se creuse, Courrier International 2006.
5) Rencontrer l’Etranger, cet événement fondamental par Ryszard Kapuscinski dans Le Monde Diplomatique, Janvier 2006.
Lire aussi :
7) Eclairage vert - En vacances, mais sans aggraver votre empreinte écologique par Paul W. McRandle dans L’état de la planète de Juillet-Aout 2006.
8) Tozeur, ravagée par le tourisme par Claude Llena dans Le Monde Diplomatique, Juillet 2004.
Une armee de parapluie deferle dans la breche laissee par les taxis jaune et noir deambulant dans les allees
dominees par les autoritaires batisses victoriennes, Bombay prend des airs de Londres en periode de mousson.
Bombay, 16 millions d'habitants - peut-etre autant "domicilie" sous les ponts ou dans les cages d'escaliers - une megalopole moderne et cosmopolite determinee a avancer vers l'avenir... laissant pourtant une bonne partie des plus demunis sur le trottoir.
Le train de banlieue - des millions de passagers, 4000 morts par ans, une entreprise de pompe funebre (voir Courrier International) - nous permet de parcourir la presqu'ile citadine. Les navetteurs ont pris l'habitude de se mettre sur le pas des portes du train toujours ouvertes pour laisser s'echapper et s'engouffrer la masse humaine.
Pendant ces quelques jours a Bombay, nous faisons du shopping yoga... l'occasion de tester differents lieux, differentes methodes, differents profs nous acceuillant pour un de leur cours.
La pluie s'abat sur le pave en permanence. Au milieu d'une rue inondee, un petit employe municipal en cire, l'eau jusqu'au genou, tient un panneau indiquant la presence d'un trou... il attend que les egouts de la ville avale toute cette eau benite pour les uns, maudite par les autres... deux jours de pluies sans interruption... la pluie bat son plein.
Apres les records de chaleur atteind par le pays cette annee en mai et juin (Heat wave sweeps North - Many places record hottest day of the season, The Hindu, 07/05/2006), cette mousson a ete la pire en terme de pluies diluviennes jamais atteintes sur la cote ouest. Grace a cela la ville de Bombay prend tout de meme la premiere place dans le Guinness book des records en terme de quantite de pluie jamais tombee dans monde ! Elle le fait au depend d’une autre ville indienne, de la cote est, qui elle a vu au cours de ces dernieres annee ses perdiodes de mousson de moins en moins fournies en eau et qui cette annee encore se retrouve anormalement seche. « De perceptible variations climatiques, dues aux comportements humains, laissent percevoir un serieux desastre ecologique » disent les journeaux (Dry spell in world's wettest place,The Times of India, 21/08/2006). Les agriculteures eux, perdu entre des secheresses persistantes suivient d’inondations pour la deusieme annee consecutive, se suicident… en consomment eux meme leurs pesticides (Farmer tries to kill self, The Times of India, 21/08/2006) !
Quel mauvais reve !
En Belgique !!!
:)